Quatrième et dernière rencontre du groupe de soutien URHN-SCHM

Notre Unité s’est associée à la Société canadienne d’histoire de la médecine pour offrir un espace de rencontres et de discussion autour de projets de rédaction en cours aux étudiant‧e‧s diplômé‧e‧s et chercheur‧e‧s dont les travaux traitent de l’histoire de la médecine et de la santé.

La quatrième et dernière rencontre aura lieu le jeudi 3 juin prochain à 12h (EST) autour de deux présentations touchant à l’histoire de la santé entre Éros et Thanatos.

Pour obtenir le lien Zoom , écrire à nhru@uottawa.ca

Résumés des interventions :

Elle court, elle court… La maladie d’amour et ses symptômes dans les romans grecs de l’Antiquité.  

Valérie Bérubé

Le genre romanesque antique a longtemps été mis de côté par les chercheurs du fait de son sujet amoureux. Heureusement, le dynamisme des recherches récentes témoigne d’un engouement nouveau pour la prose narrative antique: en effet, depuis 1999, quinze colloques internationaux se sont tenus sur le sujet. Tout en s’inscrivant dans la recherche actuelle, notre étude a pour but d’apporter un regard neuf sur ces textes grâce au thème encore peu étudié qu’est la médecine. À l’occasion de cette rencontre, nous présenterons un sous-chapitre dédié à l’étude des symptômes de l’amour présents dans notre corpus. 

Lieux de quarantaine durant la Peste: lieux de charnier? 

Didier Crémadès

L’Histoire de la Peste continue de faire couler de l’encre comme nous avions pu le voir l’année dernière avec le triste anniversaire des 300 ans de la Peste à Marseille. Mais qu’en est-il de celle de 1629 ? On évoque souvent, en Provence, celle de 1347, mais celle du millésime 1629 n’intéresse guère. Aujourd’hui, le laboratoire CHIBEC et moi-même œuvrons pour ouvrir un Projet Commun de Recherche autour de cet événement. Nous nous intéressons tout particulièrement aux infirmeries et les lieux de quarantaine qui ont existé en Provence, et notamment à Signes dans le Var entre 1346 et 1720. À Signes, les délibérations communales nous apprennent en effet que l’Infirmerie, créée en 1587, a été réactivée en 1629 et qu’un quartier signois a été désigné pour y créer une zone de quarantaine, tel que l’Arrêt du Parlement de Provence du 17 juillet 1629 l’imposait. De nombreuses questions restent toutefois en suspens quant aux implantations des lieux de quarantaine (pour Signes, nous avons pu localiser avec certitude le quartier), au mode de mise en œuvre des quarantaines et à leurs utilités et utilisations. Dans cette communication, il sera notamment question de déterminer si ces lieux ont été aussi des charniers ou fosses pour les pestiférés. Leur topographie en faisait un lieu suffisamment en retrait ; les cimetières n’accueillaient principalement que des corps sains en temps de peste et nombre de fours à chaux ont été construits durant ces épidémies et à proximité de ces zones de quarantaine. En somme, ce sur quoi nous souhaitons échanger avec le groupe de travail URHN-SCHM est la relation entre la chaux et les pestiférés. 


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