Quatrième et dernière rencontre du groupe de soutien URHN-SCHM

Notre Unité s’est associée à la Société canadienne d’histoire de la médecine pour offrir un espace de rencontres et de discussion autour de projets de rédaction en cours aux étudiant‧e‧s diplômé‧e‧s et chercheur‧e‧s dont les travaux traitent de l’histoire de la médecine et de la santé.

La quatrième et dernière rencontre aura lieu le jeudi 3 juin prochain à 12h (EST) autour de deux présentations touchant à l’histoire de la santé entre Éros et Thanatos.

Pour obtenir le lien Zoom , écrire à nhru@uottawa.ca

Résumés des interventions :

Elle court, elle court… La maladie d’amour et ses symptômes dans les romans grecs de l’Antiquité.  

Valérie Bérubé

Le genre romanesque antique a longtemps été mis de côté par les chercheurs du fait de son sujet amoureux. Heureusement, le dynamisme des recherches récentes témoigne d’un engouement nouveau pour la prose narrative antique: en effet, depuis 1999, quinze colloques internationaux se sont tenus sur le sujet. Tout en s’inscrivant dans la recherche actuelle, notre étude a pour but d’apporter un regard neuf sur ces textes grâce au thème encore peu étudié qu’est la médecine. À l’occasion de cette rencontre, nous présenterons un sous-chapitre dédié à l’étude des symptômes de l’amour présents dans notre corpus. 

Lieux de quarantaine durant la Peste: lieux de charnier? 

Didier Crémadès

L’Histoire de la Peste continue de faire couler de l’encre comme nous avions pu le voir l’année dernière avec le triste anniversaire des 300 ans de la Peste à Marseille. Mais qu’en est-il de celle de 1629 ? On évoque souvent, en Provence, celle de 1347, mais celle du millésime 1629 n’intéresse guère. Aujourd’hui, le laboratoire CHIBEC et moi-même œuvrons pour ouvrir un Projet Commun de Recherche autour de cet événement. Nous nous intéressons tout particulièrement aux infirmeries et les lieux de quarantaine qui ont existé en Provence, et notamment à Signes dans le Var entre 1346 et 1720. À Signes, les délibérations communales nous apprennent en effet que l’Infirmerie, créée en 1587, a été réactivée en 1629 et qu’un quartier signois a été désigné pour y créer une zone de quarantaine, tel que l’Arrêt du Parlement de Provence du 17 juillet 1629 l’imposait. De nombreuses questions restent toutefois en suspens quant aux implantations des lieux de quarantaine (pour Signes, nous avons pu localiser avec certitude le quartier), au mode de mise en œuvre des quarantaines et à leurs utilités et utilisations. Dans cette communication, il sera notamment question de déterminer si ces lieux ont été aussi des charniers ou fosses pour les pestiférés. Leur topographie en faisait un lieu suffisamment en retrait ; les cimetières n’accueillaient principalement que des corps sains en temps de peste et nombre de fours à chaux ont été construits durant ces épidémies et à proximité de ces zones de quarantaine. En somme, ce sur quoi nous souhaitons échanger avec le groupe de travail URHN-SCHM est la relation entre la chaux et les pestiférés. 

Une vocation émancipatrice

Notre directrice Marie-Claude Thifault et notre coordonnateur Alexandre Klein ont publié sur le site Nursing Clio un article (en anglais) sur le nursing comme source d’émancipation féminine dans le Québec du XXe siècle. Autour des histoires de Sœur Augustine et de Charlotte Tassé, ils démontrent que loin de l’image de femme soumise qui colle aux infirmières, leur vocation pouvait aussi être une occasion d’émancipation‧ L’article est à découvrir ici.

Image: Soeur Augustine, Directrice de l’école de gardes-malades avec des graduées en 1926. Hôpital Saint-Jean-de-Dieu. (Source: The Providence Archives, Montréal)

Troisième rencontre du groupe de soutien URHN-SCHM

Notre Unité s’est associée à la Société canadienne d’histoire de la médecine pour offrir un espace de rencontres et de discussion autour de projets de rédaction en cours aux étudiant‧e‧s diplômé‧e‧s et chercheur‧e‧s dont les travaux traitent de l’histoire de la médecine et de la santé.

La troisième rencontre aura lieu le jeudi 6 mai prochain à 12h (EST) autour de deux présentations touchant à l’histoire de la santé entre institutions et mobilisations.

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Résumés des interventions :

L’invention médicale de l’aviateur. L’institutionnalisation de la sélection médicale des pilotes de guerre, France-Royaume-Uni (1914-1934)

Aude-Marie Lalanne Berdouticq

La Première Guerre mondiale est un moment clef de l’invention médicale du pilote de guerre. Au commencement du conflit, les armées française et britannique sélectionnent leurs combattants au cours d’un examen destiné à estimer leur aptitude militaire. Peu de choses sont spécifiquement prévues pour ces soldats d’un genre nouveau que sont les aviateurs, confrontés en plein ciel à des conditions et des exigences fort éloignées de celle des fantassins des tranchées. C’est au cours de la guerre qu’est donné un élan décisif à la médecine aéronautique et que se développent les procédures et les outils de la sélection médicale des pilotes. Le conflit constitue un terrain d’expérimentation médicale et technique d’une ampleur tout à fait inédite dont l’objectif est de dégager au plus vite les critères de l’aptitude des aviateurs et les moyens efficaces de procéder au choix des hommes.

Au croisement de l’histoire de l’expertise, de l’histoire des pratiques savantes et de l’histoire des sociétés en guerre, je me propose de faire l’étude de l’institutionnalisation de la sélection médicale des pilotes de guerre français et britanniques entre 1914 et 1934. Les développements institutionnels et techniques de l’aviation militaire sont désormais bien connus et ont été enrichis par l’histoire culturelle qui a mis en évidence l’imaginaire mythifié du pilote de guerre. La participation des médecins à l’élaboration des caractéristiques physiques et mentales de cette profession est cependant demeurée dans l’ombre. L’histoire de la médecine en guerre et de la médecine militaire, notamment britannique, s’est pourtant saisie des aviateurs, mais uniquement du point de vue de la spécificité des troubles pouvant les affecter et des soins qu’on a pu leur apporter (Cobden, 2018 ; Collins, 2015 ; Teyssier, 1988). Or, faire l’histoire de la définition médicale de l’aviateur permet de relire à nouveaux frais la genèse d’une profession, le rôle et le pouvoir des experts médicaux et l’impact de la guerre sur les pratiques savantes.

« Pour que maman ne parte pas si loin » : Les familles des malades face à la politique de rationalisation des dépenses en psychiatrie (1945-1948)

Gaspard Bouhallier

A l’occasion de cette troisième rencontre du groupe de soutien URHN-SCHM, je souhaiterais présenter un article que je compte proposer à la revue Histoire, médecine et santé. Cet article se propose de traiter l’histoire d’une mobilisation sociale survenue dans l’ensemble des hôpitaux psychiatriques du département de la Seine entre les mois de février et d’avril 1948. Organisés par les syndicats du personnel secondaire et les familles des malades des « comités de défense » s’opposaient à un projet de suppression des hôpitaux psychiatriques de Moisselles et de Perray-Vaucluse, et dénonçaient, derrière lui, la politique de compression budgétaire du département. Selon les familles, les malades placés dans ces deux hôpitaux auraient ainsi été transférés dans des hôpitaux psychiatriques situés en province. Un éloignement contraint qui aurait empêché les familles de les visiter et de leur fournir un soutien moral. Pour les élus et le préfet, le projet apparaissait néanmoins comme nécessaire du fait de la « vacance » d’un grand nombre de lits dans les établissements psychiatriques. C’est, en ce sens, l’histoire d’une confrontation entre deux logiques antagonistes que je souhaite retracer : celle des autorités départementales et des élus qui doivent répondre à des impératifs budgétaires et sanitaires contraignants, et celle des familles et des infirmiers qui estiment nécessaire de préserver l’équipement hospitalier. Mon objectif est ainsi de montrer que la période d’après-guerre, souvent désignée dans l’historiographie de la psychiatrie comme une période révolutionnaire sur le plan des techniques thérapeutiques et des innovations institutionnelles (CTRS), est également un moment de crise et de tensions sociales. Pour ce faire je repose mon travail sur les sources produites par le département (Bulletin Municipal Officiel du Conseil Général de la Seine, dossiers des délibérations), sur la littérature médicale, ainsi que sur les lettres et pétitions produites par les soignants et les familles. Des documents qui mettent, à mon avis, en évidence la précarité économique des familles et la médiocrité des moyens techniques dont disposait le département pour répondre aux différents besoins socio-sanitaires.

Deuxième rencontre du groupe de soutien URHN-SCHM

Notre Unité s’est associée à la Société canadienne d’histoire de la médecine pour offrir un espace de rencontres et de discussion autour de projets de rédaction en cours aux étudiant‧e‧s diplômé‧e‧s et chercheur‧e‧s dont les travaux traitent de l’histoire de la médecine et de la santé.

La deuxième rencontre aura lieu le 27 avril prochain à 12h (EST) autour de deux présentations touchant à l’histoire de la santé vue par le prisme du genre.

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Résumés des interventions :

La sphère féminine à l’épreuve de l’expérience : La polyvalence des femmes médecins en Chine du Sud à la fin du 19e et au début du 20e siècle

Kim Girouard

Chercheuse postdoctorale en histoire de la médecine au sein du Département d’innovation en éducation médicale de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, mes recherches, qui s’articulent autour de la médicalisation de la maternité et de la féminisation de la profession médicale en Chine du Sud à la fin du 19e et au début du 20e siècle, mobilisent les approches genrée et postcoloniale de l’histoire de la médecine et de la santé.

Le projet que je présente ici est destiné à devenir l’un des chapitres de la monographie sur laquelle je travaille actuellement, dans laquelle j’explore le rôle qu’ont joué les femmes – soignantes comme patientes, professionnelles comme profanes – dans le développement de la médecine scientifique au Guangdong. J’y examine précisément l’expérience des femmes médecins – missionnaires nord-américaines, ainsi que chinoises chrétiennes et non-chrétiennes – afin de déconstruire les mécanismes discursifs et structuraux qui les ont reléguées au rang de professionnelles de second ordre cantonnées à la sphère féminine et au rôle d’accoucheuse. L’analyse attentive de la pratique médicale de ces femmes révèle que leur expérience débordait largement les domaines typiquement féminins et était loin de se limiter à la pratique des accouchements. Sans grande surprise, elles ont traité des problèmes de santé de toutes sortes. Elles ont également pratiqué divers types de chirurgies, des plus simples aux plus complexes, certaines leur ayant même valu d’être célébrées dans toute la Chine. En plus d’entretenir une pratique médicale diversifiée, ces femmes ont aussi été des figures de proue du développement d’initiatives, de structures et de politiques de santé publique, non seulement à l’échelle régionale, mais aussi dans certains cas nationale. En somme, ce que je souhaite démontrer à travers ce chapitre, c’est que bien qu’elles n’aient pas été perçues ni reconnues comme telles, dans les faits, les femmes médecins du Guangdong ont incarné non seulement l’expertise, mais aussi la polyvalence médicale.

Les « thérapeutiques de choc ». Quels usages féministes des archives de la psychiatrie ?

Coline Fournout

Pour cette rencontre du groupe de soutien URHN-SCHM, j’aimerais présenter un article en cours d’écriture pour une revue féministe d’études sur le genre. À la croisée de l’histoire de la psychiatrie et de la philosophie féministe, cet article porte sur les « thérapeutiques de choc », dont il cherche à éclaircir la logique thérapeutique en recourant au prisme du genre. En particulier, j’examine la distribution genrée des techniques et gestes de soin, les notions de « maternage » et de « régression » dont les psychiatres se servent pour justifier cette distribution, et les imaginaires épistémologiques dont relève une telle justification. Mes sources sont un ensemble de publications scientifiques et médicales qui portent sur les techniques de choc, et les journaux intérieurs de deux hôpitaux psychiatriques français. Mon objectif n’est donc pas de déterminer le genre des patient·e·s qui ont été soumis·e·s à ce type de traitement, mais de voir comment la norme de genre est produite au travers de dispositifs thérapeutiques. Je conçois cet article comme une réflexion sur les usages féministes possibles des archives de la psychiatrie, ce dont j’espère discuter avec vous !

Première rencontre du groupe de soutien URHN-SCHM

Notre Unité s’est associée à la Société canadienne d’histoire de la médecine pour offrir un espace de rencontres et de discussion autour de projets de rédaction en cours aux étudiant‧e‧s diplômé‧e‧s et chercheur‧e‧s dont les travaux traitent de l’histoire de la médecine et de la santé.

La première rencontre aura lieu le 23 mars prochain à 12h (EST) autour de deux présentations touchant à l’histoire de la psychiatrie vue par ses dossiers.

Pour obtenir le lien Zoom , écrire à nhru@uottawa.ca

Résumés des interventions :

Idiotie, débilité, imbécilité et arriération à Saint-Michel-Archange. La déficience intellectuelle à l’hôpital psychiatrique de Québec, depuis 1951

 Hubert Larose-Dutil

Étudiant à la maitrise en histoire à l’Université d’Ottawa, sous la direction de Marie-Claude Thifault, j’étudie la déficience intellectuelle à l’hôpital psychiatrique de Québec à partir des années 1950.

Pour ce faire, je m’appuie sur l’étude de dossiers médicaux de patients hospitalisés à l’hôpital psychiatrique Saint-Michel-Archange de Québec depuis 1951 et ayant reçu un diagnostic s’apparentant à ce que nous appelons aujourd’hui la déficience intellectuelle. Adoptant une perspective from below, j’ai choisi de centrer mon étude sur les parcours de 14 patients afin d’essayer de comprendre pourquoi l’hôpital psychiatrique et l’hospitalisation ont joué un rôle central dans les soins qu’ils ont reçus, et ce bien après la mise en place des mouvements de désinstitutionnalisation des années 1960 et 1970. Attentif à l’expérience des patients dont témoignent leur dossier, j’ai pu observer que l’hôpital fut, oui un lieu oppressant et disciplinaire, mais également un espace refuge, dont la facilité d’accès aux soins qui y existait, les liens qui y furent développés et le care du personnel soignant furent appréciés par les patients et les patientes. 

Les dossiers patients en psychiatrie. Au cœur de l’archive

Joris Guillemot

Inscrit en doctorat à l’université du Mans depuis 2018, j’étudie, sous la direction d’Hervé Guillemain, l’histoire de l’hôpital psychiatrique de Plouguernével (Bretagne) entre les années 1930 et les années 1950. L’établissement, créé en 1934, a été administré pendant près de soixante années par une entreprise privée à la tête de laquelle se trouvait un industriel nommé Justin Perchot.

Mon travail veut s’inscrire dans le cadre d’une histoire sociale de la psychiatrie, dont l’objectif est notamment de saisir la vie à l’asile à hauteur de patients. Dans cette perspective, les dossiers patients sont très utiles car ils fournissent des indications très concrètes sur le fonctionnement, à plusieurs niveaux, d’un établissement psychiatrique (pratiques médicales, âge des malades au moment de leur internement…). Je tente néanmoins d’aller plus loin que la simple récolte d’informations, en considérant ces dossiers pour ce qu’ils sont : des objets dans lesquels il est possible de lire les certitudes et les hésitations du discours que l’institution produit sur les malades et surtout sur elle-même. Ce renversement des perspectives est d’autant plus important pour l’asile de Plouguernével, que les médecins-chefs qui y officient sur la période qui m’intéresse doivent faire face à des malades qui, pour la plupart d’entre eux, ont déjà un vrai parcours en psychiatrie derrière eux quand ils arrivent en Bretagne.

Dans la lignée des travaux de l’anthropologue Ann Laura Stoler sur les archives coloniales, je porte ainsi mon attention sur des éléments qui peuvent sembler, a priori, anecdotiques : un mot, une expression, la formulation d’une phrase. À terme, l’objectif est de mettre à jour les logiques de fonctionnement de ces dossiers patients. Je tente actuellement d’appliquer cette démarche au cas de Maryvonne, dont l’internement à Plouguernével s’étend d’août 1934 à juin 1951. Son dossier, relativement bien fourni, comprend des documents assez « classiques » comme des certificats immédiats ou des comptes rendus d’entretiens avec le psychiatre. On y trouve également un mémoire dans lequel la malade relate son existence, dans l’objectif de se voir restituer son enfant placé à l’Assistance publique.

Lancement de « Dérives »

Notre directrice Marie-Claude Thifault publie, avec Marie Lebel qui est également membre associée de l’Unité, un ouvrage intitulé Dérives. Une histoire sensible des parcours psychiatriques en Ontario français aux Presses de l’Université d’Ottawa.

Un lancement est organisé à cette occasion

le jeudi le 25 février 2021, à 17 h (HE)
sur la plateforme Zoom
dans le cadre du Salon du livre de l’Outaouais

Au programme :

Les deux auteures ont convié la romancière Jocelyne Saucier, l’historien Marcel Martel et l’homme de théâtre Joël Beddows, tous spécialistes de l’Ontario français, à partager leurs premières impressions sur les parcours de vie psychiatriques des six protagonistes dont les Dérives ont été minutieusement documentées dans cet essai. Le sociologue Martin Meunier, directeur du Collège des Chaires de recherche sur le monde francophone, animera ce rendez-vous dans le cadre du Salon du livre de l’Outaouais. Ces voix interdisciplinaires réunies autour de l’ouvrage s’intéresseront tant à la forme qu’ont privilégiée les auteures dans leur quête du sensible qu’à ce que leur auront appris les Dérives qu’elles ont relatées.

Cet événement sera bilingue.

Inscription obligatoire : RSVP

Un malaise flou en héritage

Notre directrice Marie-Claude Thifault vient de publier un article dans Recherche en soins infirmiers intitulé « Un malaise flou en héritage : la construction du savoir infirmier enseigné au Québec ». Elle y aborde l’oubli de l’héritage franco-catholique dans l’enseignement de l’histoire soins infirmiers au Québec et milite pour la reconnaissance de leurs importants apports dans l’histoire des soins de santé canadiens.

. L’article est accessible (derrière un paywall) ici :

Thifault Marie-Claude, « Un malaise flou en héritage : la construction du savoir infirmier enseigné au Québec », Recherche en soins infirmiers, 2020/4 (N° 143), p. 7-18.

Hommage à nos fondatrices – Tribute to our founders. 3. Jayne Elliott

Jayne Elliott

A Tribute to Dr. Jayne Elliott

By Kristin Burnett

[La traduction française est accessible ici]

When I was asked to write about Dr. Jayne Elliott’s contributions to the history of nursing and the Nursing History Research Unit (NHRU) at the University of Ottawa, I was honored to be given the opportunity.  Over the last fifteen years, I have had the privilege of working with Jayne in a number of capacities: as co-editor in Chief of the Canadian Bulletin of Medical History from 2011 to 2015, on various committees for both the Canadian Society for the History of Medicine and the Canadian Association for the History of Nursing, and in relation to the NHRU. During this period, I learned a great deal from Jayne (unfortunately, not her organizational acumen), and I came to consider her a close friend and mentor. Jayne serves as an exemplar of kindness and generosity towards junior scholars and students that I always strive to emulate. Indeed, all the women at the NHRU were incredibly supportive and provided me with a model of collegiality that, to this day, I endeavor to follow. I am eternally grateful for the support and encouragement that I received from the NHRU, first as a graduate student and later as a faculty member. For many of us, the NHRU and the amazing women that worked there, provided a feminist network of support and engagement with nursing history that was unavailable elsewhere.  For this we are deeply appreciative.

Like many historians of nursing, Jayne began her career as a practicing nurse. She graduated from the Atkinson School of Nursing at the Toronto Western Hospital and worked in hospitals in Toronto, Kingston, and Yellowknife. While Jayne’s nursing career ended in Winnipeg as her family grew, she returned to university following their move to Ottawa. Although Jayne did not intend to become a historian of nursing when she began her PhD in history in 1997, she described her shift to focus on Red Cross outpost nurses as “feeling like she had come home.”  Jayne’s scholarship makes important contributions to the field. Her work on Red Cross nursing stations and small hospitals in Ontario, one of which she had even worked at as part of her nursing training, encourages historians to consider the role that space plays outside of hospital settings and the multiple and shifting identities that nurses occupy. Indeed, Jayne suggests that at times nursing offered women who did not want to live conventional lives the opportunity to do so, especially in small and rural communities. Jayne’s scholarship illuminates the links between the architecture of nursing outposts and the social and professional lives of the nurses who worked there. The ways in which the space of nursing stations was structured both informed and reflected contemporary public health practices but also limited and made more public the private lives of nurses in rural and northern regions. While working at nursing stations may have made it possible for women to avoid marriage and access resources unavailable to them in large cities, the domestic space of nurses’ homes frequently became enfolded into the curative work of the nursing station. This work serves as an important addition to understanding the breadth and scope of women’s healing work as both separate from and part of their professional identities.

Any tribute to Jayne must also include a discussion of her work with the NHRU. Before proceeding, however, and in order to ensure I got the details correct and that they properly reflected how Jayne felt about her work, it was important for me to have a conversation with her. Typical of Jayne’s self-effacing nature, she agreed to participate only if any discussion of the NHRU acknowledged the founding and guiding work of both Drs. Meryn Stuart and Cynthia Toman. In particular, she wanted it noted that one of the primary goals of the NHRU had been to bring together people who had formerly worked in isolation as a community to study the history of nursing.

Under the leadership of Dr. Meryn Stuart the NHRU was established in June 2005. Shortly thereafter, Jayne was brought in to help see the vision of the unit’s co-founders brought to fruition. As the Unit’s first administrator, Jayne was involved in a broad range of projects. This summer I spoke to Jayne about her work with the NHRU and I have included excerpts from our conversation below that best reflect how she both perceived her role with the Unit and the value she believed the unit contributed to the history of nursing specifically and medical history more generally:

What did you value most about working with the NHRU?

Probably the greatest highlight was the opportunity to create something new, to shape the direction of the unit, get it off the ground.  The work was so varied and especially in the first three years, we were working to fulfil all the activities Cynthia and Meryn had written into the proposal.  We [Meryn, Cynthia, and Jayne] all got along well so that made coming to work fun and we made a good team. Things like designing the website and the brochure, etc., allowed me to be creative, and I got to do so many different things that I had never done before.

The opportunity to work with students was wonderful. I never wanted to teach with my PhD but I enjoyed one-on-one with students.  Perhaps the most satisfying experience was working with German nursing student, Jette Lange, who started out several years ago as a summer intern for Dr. Thomas Foth, while she was finishing her Masters. Now she has completed her PhD. 

What do you think is the Unit’s greatest legacy?

I really think the support the unit has been able to give to all kinds of students interested in doing or learning about nursing history – undergraduates to graduates, especially nursing students but also those in the interdisciplinary health stream, as well as history students.  Student support has been one of the strongest mandates of the Unit over the years, and now with Marie-Claude [Thifault] as director, Francophone students have had even more opportunities. 

There are several other « units » in the nursing school but the NHRU was the most active unit in the nursing school and for awhile, the Unit ran 6 or 7 seminars yearly to which any student could present or attend. Sometimes students not affiliated with the unit presented their work. 

During her tenure at the Unit, Jayne worked on many projects that contributed both to the scholarship of nursing history and built capacity for historical research outside of the discipline. A Hannah conference, held to inaugurate the establishment of the Unit, led to the publication of Place and Practice in Canadian Nursing History. Co-edited by Jayne, Meryn, and Cynthia the collection complicated the contexts in which nurses worked and the range of healing work that women performed.  Jayne’s article in this collection looked at the letters of Louise de Kiriline, a Red Cross outpost nurse in northern Ontario, better known for her work with the Dionne Quintuplets. Her examination of de Kiriline’s letters reminded nursing historians to look beyond nursing work and “to pay attention to what identities beyond that of their professional identity nurses considered important.” Jayne also supervised and contributed to a volume on the history of the Canadian Nurses Association (CNA) that was developed for its 100th anniversary and is available as an e-book on the CNA website. In 2011, the Unit held a Social Sciences and Humanities Research Council (SSHRC) funded conference entitled “Telling Tales,” which brought together graduate students working on the histories of nursing and healing to help them develop their publication profile. The NHRU also worked to engage non-historian nurses in nursing history through the organization of summer research practicums, annual spring lectures, a workshop on nursing films, and an annual nursing history week contest that was held during Nurses week.  

Jayne’s contributions to the history of medicine go far beyond her scholarship. Jayne has mentored undergraduate and graduate students, as well as offered support and advice for many junior faculty and burgeoning scholars in the history of medicine. My fondest memories of Jayne are the conversations we had when we co-edited the Canadian Bulletin of Medical History. Although we talked about journal business, these discussions also allowed me the opportunity to get to know Jayne. She was generous with her time and support, and was instrumental at helping me to complete the final revisions on my first monograph. At that time I had also just become a single parent, and Jayne regularly helped me figure things out. Nor am I the only person who benefited from Jayne’s support and scholarly expertise; there are many of us who owe Jayne a debt of gratitude for reading and commenting on our work. Indeed, I would argue that one of Jayne’s most invaluable contributions to the discipline is her time, patience, and expertise that she generously made available to others.  Thank you.

Kristin Burnett is an Associate Professor in the Department of Indigenous Learning at Lakehead University. She did her BA and MA in History at the University of Calgary and completed her PhD at York University in 2006. Following a brief stint as a SSHRC post-doctoral fellow at the University of Alberta, Burnett came to work at Lakehead University in the Department of History in January of 2007 before transferring to the Department of Indigenous Learning in August of 2012.

Burnett’s research interests can broadly be defined as: Indigenous history, race and colonization, settler studies, women and gender history, the social history of health and medicine, and western Canadian history. She has published articles on Indigenous women’s healing practices, focusing specifically on childbirth and birth control; the genesis of colonial health care regimes in Treaty 7 communities; and representations of Native Americans in Stephanie Meyer’s Twilight. Her current research projects investigate the relationship between health, race, and settlement in western Canada and food sovereignty and colonialism in northern First Nations communities.